Plus de 800 hectares ont été parcourus par les flammes dans la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, est attendu sur place lundi.
Le feu, qualifié d’« ampleur exceptionnelle » par les autorités, s’est déclaré dans l’emblématique forêt située au sud-est de Paris. Peu après minuit lundi, le bilan faisait état de 800 hectares brûlés, selon un nouveau point des pompiers. Cent soixante-dix sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le terrain pour tenter de circonscrire les flammes. Un panache de fumée visible à plusieurs kilomètres surplombait la zone, signalant l’ampleur du sinistre aux résidents des communes environnantes.
La France traverse un épisode de canicule intense, avec trente-sept départements placés en vigilance rouge par Météo-France. Les températures dépassent localement les 40 °C dans le sud du pays, et Paris connaît des maximales autour de 39 °C. Les fortes chaleurs et la sécheresse des sols favorisent la propagation rapide des incendies sur l’ensemble du territoire. Météo-France prévoit le maintien des températures élevées pour les prochains jours, sans répit significatif attendu avant le milieu de semaine.
Plusieurs autres départs de feu sont signalés dans d’autres régions de France. Dans le Maine-et-Loire, environ 300 hectares ont également brûlé, selon les autorités locales. D’autres foyers ont été signalés dans le Var et les Bouches-du-Rhône. Le ministre de l’Intérieur doit se rendre à Fontainebleau lundi pour superviser les opérations de secours et rencontrer les équipes de pompiers engagées sur le front du feu. Des évacuations préventives ont été menées dans les secteurs les plus menacés de Seine-et-Marne.
D’importants moyens aériens ont été déployés pour tenter de maîtriser l’incendie de la forêt francilienne. Deux avions bombardiers d’eau étaient en route vers le site dans la nuit, ont indiqué les secouristes. Des renforts de pompiers venus de plusieurs départements voisins ont également été mobilisés pour faire face à l’ampleur du sinistre. La préfecture de Seine-et-Marne a activé une cellule de coordination des moyens de secours.
La forêt de Fontainebleau, fréquentée chaque année par environ quinze millions de visiteurs, constitue un poumon vert majeur pour la région parisienne, couvrant plus de vingt mille hectares. Le site abrite une biodiversité exceptionnelle avec plus de six mille espèces animales recensées, dont de nombreuses espèces protégées. Une partie de sa surface est classée en réserve naturelle depuis 1953. L’incendie menace des zones écologiquement sensibles, notamment des secteurs abritant des espèces rares de flore et de faune.
La piste criminelle n’est pas exclue par les enquêteurs, selon des médias locaux relayant les premières constatations. Une enquête a été ouverte par les autorités pour déterminer l’origine précise du sinistre. Les investigations devront établir si le feu a été provoqué par une imprudence, un acte malveillant ou s’il est lié aux conditions climatiques exceptionnelles. Les autorités appellent la population à la plus grande prudence face aux risques d’incendie liés aux conditions météorologiques extrêmes. Il est rappelé qu’il est interdit de pénétrer dans les massifs forestiers dans les départements placés en alerte, et que tout comportement à risque (mégot jeté, barbecue en forêt) est passible de sanctions.
Cet incendie intervient dans un contexte de sécheresse marquée dans une grande partie de l’Hexagone. Plusieurs massifs forestiers sont placés sous surveillance renforcée par les autorités, qui redoutent de nouveaux départs de feu dans les prochains jours en raison de la persistance des fortes chaleurs annoncées par Météo-France. Le gouvernement a appelé les préfets des départements concernés à activer leurs plans de gestion des risques d’incendie. Des patrouilles de surveillance ont été renforcées dans les zones les plus exposées du sud et de l’ouest de la France.
