Donald Trump a annoncé samedi 14 juin qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran serait signé dimanche, mettant fin à plus de trois mois de conflit au Moyen-Orient. Téhéran, par la voix de son porte-parole Esmaïl Baghaï, a toutefois exclu une signature dans les vingt-quatre heures.
Un accord imminent selon Washington et le médiateur pakistanais
Le président américain a déclaré qu’un « très bon accord » avait été trouvé avec l’Iran. Le médiateur pakistanais, dont le rôle a été déterminant dans les négociations, a confirmé qu’une signature était « prévue dimanche », selon plusieurs sources dont Le Monde et La Presse canadienne.
Un haut responsable américain, cité par l’agence Associated Press, s’est montré optimiste quant à l’issue des discussions. Selon La Presse, l’Iran et le médiateur pakistanais jugent un accord « proche », tandis que franceinfo rapporte que Téhéran évoque une signature « dans les prochains jours ».
Téhéran tempère les annonces américaines
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a exclu un accord dans les prochaines vingt-quatre heures, selon la Radio Télévision Suisse (RTS). La télévision d’État iranienne a par ailleurs fait état d’une manifestation à Téhéran contre le chef de la diplomatie, Abbas Araghtchi.
Donald Trump a également déclaré que les États-Unis « iront récupérer l’uranium enrichi en Iran », selon la RTS. Une déclaration qui intervient alors que le programme nucléaire iranien reste l’un des points centraux des négociations.
Un conflit de trois mois et demi au lourd bilan
La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée fin février 2026 par des frappes israélo-américaines qui ont tué le guide suprême iranien Ali Khamenei, le 28 février. Son inhumation est prévue le 9 juillet à Machhad, selon les autorités iraniennes citées par La Presse.
En riposte à ces frappes, l’Iran avait fermé le détroit d’Ormuz, voie stratégique par laquelle transite une part importante du commerce pétrolier mondial. Des attaques ont été lancées contre des positions américaines et israéliennes dans la région, et les États-Unis ont conduit plusieurs vagues de frappes contre le territoire iranien, notamment en juin 2026.
Le G7 en toile de fond diplomatique
L’annonce de l’accord intervient alors que le sommet du G7 se tient à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin. À l’issue de ce sommet, Donald Trump doit dîner avec Emmanuel Macron au château de Versailles mercredi 17 juin, a annoncé l’Élysée. Ce dîner célébrera le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera également à une réunion de travail avec Donald Trump en marge du G7 mardi, selon l’agence Associated Press. Le sommet devrait être largement dominé par les négociations au Moyen-Orient et leurs implications géopolitiques.
L’accord, s’il est confirmé, mettrait fin à l’un des conflits les plus intenses de la région depuis des décennies. Les termes précis du texte n’ont pas encore été rendus publics par les parties. L’analyse diffusée par RFI samedi souligne que « le texte sera important s’il n’est pas trop précis », suggérant que des ambiguïtés pourraient subsister dans le document final.
