Les prix des carburants amorcent une baisse significative dans les stations-service françaises. Au 18 juin 2026, le gazole s’affiche à 1,943 €/L en moyenne nationale, en recul de 3,74 % sur une semaine, tandis que le SP95-E10 passe sous la barre des 1,92 €/L.
Selon les relevés de prix-carburant.eu, qui compile les déclarations quotidiennes des stations-service, le gazole perd 7,5 centimes par litre en sept jours, passant de 2,018 €/L à 1,943 €/L. Il s’agit de la baisse la plus marquée parmi les carburants traditionnels observée depuis plusieurs mois. En comparaison, le SP95-E10 suit la même tendance : 1,920 €/L contre 1,956 €/L la semaine précédente, soit un recul de 1,84 %. Le SP98 s’affiche à 2,021 €/L, en baisse de 0,96 %, et le SP95 à 1,975 €/L, en recul de 0,80 %.
Le superéthanol E85, carburant le moins cher du marché, confirme lui aussi la tendance baissière avec un prix moyen de 0,839 €/L, en baisse de 1,64 % sur la semaine. Le GPL-c se négocie à 1,059 €/L, en recul de 1,57 %. Ces données, actualisées à 19 heures le 18 juin, sont issues des déclarations des quelque 9 800 stations-service françaises transmises au ministère de l’Économie.
Cette baisse généralisée intervient après plusieurs mois de hausse continue qui avaient pesé sur le pouvoir d’achat des automobilistes. Début juin 2026, le gazole s’échangeait encore autour de 2,04 €/L, selon le site prix-carburants.gouv.fr. Le recul observé depuis une semaine représente une économie d’environ 3,75 euros par plein de 50 litres pour les véhicules diesel, et de 1,80 euro pour les véhicules essence SP95-E10.
L’évolution des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux explique en partie ce mouvement. Les analystes observent un récent apaisement des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, voie de transit pour environ 20 % du pétrole mondial. Un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran a été signé le 18 juin 2026, entraînant la réouverture immédiate du détroit, fermé depuis plusieurs semaines. Cette perspective avait déjà fait reculer les cours du baril, qui se situaient autour de 72 dollars le baril de Brent en milieu de semaine, contre plus de 85 dollars au plus fort de la crise.
D’après le site prixcarbu.com, qui compare les prix à la pompe en temps réel, la baisse atteint 2,7 % par rapport à la semaine précédente. Les régions frontalières et les zones à forte concurrence entre enseignes enregistrent les baisses les plus rapides, les grands groupes pétroliers répercutant la détente des cours avec un délai de quelques jours.
Sur le marché de gros, les prix du gazole et de l’essence avaient déjà diminué de près de 5 % sur les deux dernières semaines, selon les cotations européennes. Cette détente devrait continuer de se répercuter à la pompe dans les jours à venir, à condition que les cours du brut se maintiennent à leur niveau actuel. Toutefois, les tensions au Moyen-Orient restent imprévisibles et pourraient inverser la tendance à tout moment.
Les automobilistes peuvent consulter les prix en temps réel sur le site officiel prix-carburants.gouv.fr, géré par le ministère de l’Économie, qui recense les tarifs pratiqués par chaque station-service en France. Des applications mobiles comme EssenceMoinsCher ou PrixCarburant permettent également de localiser la station la moins chère à proximité.
En parallèle, le gouvernement français maintient sa pression fiscale sur les carburants. La TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) représente environ 60 % du prix final du gazole et 56 % de celui du SP95-E10. Une baisse des cours du brut se traduit donc mécaniquement par une baisse des prix à la pompe, mais dans une proportion limitée par le poids des taxes.
