Les Etats-Unis ont annoncé, jeudi 18 juin 2026 à Bruxelles, un réexamen de six mois de leur présence militaire en Europe, lors d’une réunion des ministres de la défense de l’Otan. Cette décision place les effectifs, les implantations et les conditions d’accès aux bases alliées dans le champ d’un audit présenté par Washington.
Selon France 24, qui reprend une dépêche AFP publiée à 11 h 45, le secrétaire américain à la défense Pete Hegseth a présenté cette mesure devant les trente-deux ministres de la défense de l’Alliance. RFI confirme que l’annonce a été faite au siège de l’Otan, à Bruxelles, et précise que le réexamen doit porter sur la présence des forces américaines et leur implantation en Europe.

Un audit annoncé au siège de l’Otan
L’annonce intervient dans un contexte de pression américaine sur les alliés européens et le Canada. France 24/AFP rapporte que Washington veut pousser l’Alliance vers une organisation dans laquelle l’Europe assume la responsabilité première de la défense du continent. Le réexamen doit durer six mois et examiner la répartition des forces, les implantations et les accès opérationnels.
Le Monde a signalé le même sujet sur sa page d’accueil du 18 juin 2026, avec un article consacré au réexamen de six mois lancé par les Etats-Unis sur leur présence militaire en Europe. L’article individuel du Monde n’était pas extractible lors de la vérification, mais le titre et l’URL ont permis de retenir le sujet avant recoupement par France 24/AFP et RFI.
Les bases et les couloirs aériens dans le dossier
France 24/AFP indique que Pete Hegseth a critiqué certains alliés pour des restrictions d’accès à des bases ou à des couloirs aériens pendant la guerre contre l’Iran. Le responsable américain a lié cette question à la capacité des forces américaines à se déployer depuis l’Europe quand Washington l’estime nécessaire.
Le contenu précis des futures décisions n’est pas connu à ce stade. Les sources consultées confirment le lancement du réexamen, mais ne détaillent pas de retrait décidé, de calendrier de redéploiement ni de liste de bases concernées. L’article retient donc uniquement l’existence de l’audit, sa durée et les thèmes annoncés publiquement.
Les dépenses de défense restent au centre des échanges
Le dossier s’inscrit aussi dans le débat sur les contributions militaires des membres de l’Otan. Selon France 24/AFP, les alliés ont pris en 2025, lors du sommet de La Haye, l’engagement de consacrer d’ici 2035 au moins 5 % de leur produit intérieur brut aux dépenses de sécurité, dont 3,5 % aux dépenses strictement militaires.
France 24/AFP rapporte également que Washington menace de réduire sa contribution annuelle à l’Alliance si certains membres ne respectent pas leurs objectifs de dépenses. Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a de son côté souligné que plusieurs pays tenaient leurs engagements, tout en reconnaissant que certains devaient encore augmenter leur effort.
Cette séquence intervient alors que plusieurs dossiers européens de sécurité restent actifs, notamment la guerre en Ukraine et les tensions liées à la présence russe en Europe. A lire aussi sur L-echo : les dernières attaques de drones autour de Moscou et l’incident naval en Manche impliquant un bâtiment russe.
Aucune décision de retrait confirmée
Les sources disponibles au 18 juin 2026 ne confirment pas de retrait immédiat de troupes américaines en Europe. Elles établissent l’ouverture d’un réexamen de six mois, annoncé au siège de l’Otan, et l’inscription des bases, des couloirs aériens, des contributions et des dépenses alliées dans la discussion.
La prochaine étape dépendra des conclusions de l’audit américain et des échanges entre Washington, les alliés européens, le Canada et le secrétariat général de l’Otan.
